Trois jours de musique, de fête, de poings levés, de sueur, de soleil, de chaleur. Trois jours pendant lesquels plus de 70 000 d’entre vous se sont massé sous l’étendard du rock’n'roll et ont crié leur amour pour la musique. Le festival s’est achevé, mais vous donne rendez-vous l’année prochaine pour fêter ses 10 ans. See you next year pour une nouvelle cure de rock !

(Photo : musilac/arno-b.com).

Ambiance…

19 juillet 2010

(Photos : musilac/arno-b.com).

Dernier soir… les images

19 juillet 2010

Indochine / Musilac 2010

Indochine / Musilac 2010

Indochine / Musilac 2010

Indochine / Musilac 2010

Coeur de Pirate / Musilac 2010

Cœur de Pirate / Musilac 2010

Luke / Musilac 2010

Luke / Musilac 2010

Phoenix / Musilac 2010

Phoenix / Musilac 2010

Wax Taylor / Musilac 2010

Wax Taylor / Musilac 2010

White Lies / Musilac 2010

White Lies / Musilac 2010

(Photos : musilac/arno-b.com).

Indochine a effectué ce soir un retour remarqué à Musilac, huit ans après sa première apparition, portant la fosse de l’Esplanade du Lac à ébullition. L’occasion pour son leader, Nicola Sirkis, de faire le point sur la tournée qui fait suite au dernier album du groupe, La république des météores.

conference de presse Indochine / Musilac 2010

Indochine en conference de presse

C’est la seconde fois que vous vous produisez à Musilac…

« Effectivement, nous avons ouvert le festival en 2002, et c’est avec un immense plaisir que nous revenons. Musilac a bien grandi, il a grossi, et semble même bien plus grand que le Stade de France. C’est bien qu’il existe un festival de rock en Savoie. Sa programmation 2010, avec des artistes comme White Lies, que nous adorons, mais aussi Paul Weller, Pete Doherty, ou Renan Luce, fait de Musilac l’un des festivals les plus rock en France. C’est une cure de rock très éclectique. Si les organisateurs rencontrent le succès avec ce genre de programmation, c’est que le public est tolérant ».

Après le Stade de France, est-ce difficile de rester motivé pour jouer sur des scènes mineures ?

« Bien au contraire, il est encore plus motivant de jouer devant 10 000 ou 20 000 personnes. Dans un festival, les spectateurs ne sont jamais acquis. Nous avons réussi un concert incroyable au Stade de France grâce au public, parce que nous avions 80 000 fans. Nous avons beaucoup plus à prouver ici ».

Vous tournez jusqu’au mois de septembre. Quels sont vos projets par la suite ?

« Nous dépouillons actuellement les bandes du Stade de France pour en faire un CD et un DVD qui devrait sortir en novembre. C’est un choc de découvrir ces images car nous n’avions pas vraiment conscience de l’ampleur du show. Après, tout va recommencer à zéro. Nous ne savons pas encore si nous allons avoir le talent et le courage de composer un nouvel album. Mais l’envie est là ».

Comment appréhendez-vous la fin de la tournée ?

« Je pense que nous ne nous rendons pas encore réellement compte qu’elle touche à sa fin. Nous verrons le 15 septembre au soir, après avoir joué le dernier morceau à Bercy. À nous de voir si nous avons envie que cela recommence ».

Que reste-il encore à créer dans l’univers d’Indochine ?

« La musique se renouvelle sans cesse, elle est infinie. Je pense qu’il nous reste surtout à faire encore mieux. Je trouve que nous n’avons pas encore composé nos meilleures chansons. Je suis toujours insatisfait même si je suis fier du chemin parcouru. La première fois que L’aventurier a été numéro un, je me suis dit que c’était une catastrophe car il allait falloir faire mieux. J’aime bien ne pas m’endormir sur mes lauriers ».

Quelle est la place d’un festival dans la tournée d’un groupe comme Indochine ?

« Les festivals n’ont pas grand chose à voir avec la tournée en elle-même. C’est un peu une sorte de récréation. C’est aussi un moment où le groupe est énormément jugé. Le moindre faux-pas est commenté. Aujourd’hui, les festivals français comme Musilac ont donné les moyens aux groupes de faire des bonnes scènes, avec du bon son. Nous sommes gâtés, mais nous nous investissons aussi beaucoup. Nous avons répété. Le public de Musilac compte autant que celui du Stade de France ».

Propos recueillis par Benoit Pavan

(Photo : musilac/arno-b.com).

Tranches de live

18 juillet 2010

Sarah Blasko.

Eiffel.

Maccabees.

(Photo : musilac/arno-b.com).

Sweet dédicaces

18 juillet 2010

Appliqués, les Stolen Sweethearts sont se prêtés au jeu des dédicaces organisées par la Fnac depuis le début du festival.

Backstage…

18 juillet 2010

Cœur de Pirate répond aux questions d’une équipe de télévision.

Dernière ligne droite

18 juillet 2010

Le soleil, la chaleur, et les concerts ont effectué leur retour à l’occasion de cette ultime journée de cure rock. Au menu, une programmation des plus éclectiques : Eiffel, White Lies, Wax Tailor, Phœnix, Luke, ou encore Indochine. Ici, les Stolen Sweethearts.

(Photo : musilac/arno-b.com).

A quelques minutes de faire son entrée sur la scène de Musilac, le chanteur aux envolées vocales haut perchées et aux sonorités colorées a accepté de se confier et de dévoiler l’orientation de son prochain album.


Quel souvenir gardez-vous de votre précédent passage sur la scène de Musilac ?

« La dernière fois que je suis venu ici, la production avait bien failli annuler le concert à cause de la foudre. C’était devenu très dangereux. Je me souviens très bien être monté sur la scène et avoir découvert un public complètement détrempé, gelé, et englué dans la boue. Nous avions décidé de changer la set-list au dernier moment pour danser pendant une heure et demi et réchauffer le public. Du coup, sous la pluie, les gens avaient réagi de manière encore plus forte. C’est le meilleur festival que nous ayons fait cet été là ».

Que pensez-vous des festivals français et de leur évolution ?

« Ce que j’apprécie avec les festivals français, c’est que leur programmation est éclectique, contrastée. Ce n’est donc pas nécessairement le même public auquel nous sommes confrontés à chaque fois. Il nous faut donc convaincre des gens qui ne sont pas forcément des fans. Les gens curieux, c’est très important pour un artiste. Les festivals français n’ont pas ce côté commercial, de grosse machine, qu’ont les festivals anglo-saxons, où les artistes font leur show et s’éclipsent. Leurs homologues français ont réussi à se préserver de cela. Personnellement, je préfère voir ZZ Top que Jay-Z. En revanche, il serait intéressant d’avoir d’autres formes d’art dans les festivals en France, comme le cabaret ou le cirque ».

Contrairement à votre premier album, qui témoigne de l’enfance, votre second opus parle d’adolescence. Vos concerts s’imprègnent-ils de cette évolution ?

« Oui, cela a certainement un effet sur mes shows. Mais ce n’est vraiment pas quelque chose de calculé. Le concert que je vais donner ce soir a toujours ce côté très coloré mais il sera également beaucoup plus contrasté que mes concerts habituels. J’ai souhaité associer des touches plus sombres aux moments d’euphorie musicale. Personnellement, je trouve que ce nouveau spectacle a plus de dimension que le dernier. Il me fallait, pour le public qui m’a découvert et qui me suit, recréer un nouveau monde, avec plus de parties théâtrales. J’aime créer mon propre monde ».

Votre héritage multiculturel vous influence-t-il dans votre composition ?

« D’une certaine manière, oui. Je ne viens pas d’un endroit particulier, je ne fais partie d’aucun groupe, d’aucun collectif avec une attitude spécifique. Je suis un mélange, et dans ce mélange confus, je suis libre de choisir absolument n’importe quoi pour créer un monde auquel je m’identifie ».

Avez-vous des projets pour les mois à venir ?

« Oui, un troisième album est en gestation. Un album uniquement en français est envisageable. Ce serait l’opportunité de faire quelque chose de vraiment très intéressant. Beaucoup de héros musicaux de mon enfance sont des artistes français. Il serait amusant d’allier ma musique au talent de paroliers hexagonaux ».

Propos recueillis par Benoit Pavan

(Photo : musilac/arno-b.com).

Mika a fait le show

18 juillet 2010

Il y a deux ans, pour son premier passage sur la scène de Musilac, le chanteur avait donné un spectacle intense sous des trombes d’eau. Cette fois, Mika n’a pas eu à faire face au côté sombre de la météo pour plonger toute l’Esplanade du Lac dans un immense cartoon multicolore.

(Photos : musilac/arno-b.com).

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